Les Indolents - Le Bateau Ivre (live)

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  • Опубликовано: 29 сен 2015
  • Live aux Trois Baudets, juin 2015.
    Sara Llorca : voix
    Adrien Tronquart : guitare
    Benoît Lugué : basse
    Bertrand Noël : batterie

Комментарии • 32

  • @bernardgindre3926
    @bernardgindre3926 Год назад +2

    Sublime. Je pleure . Merci.

  • @jean-paulsegala1956
    @jean-paulsegala1956 6 лет назад +8

    Merci,
    la diction est parfaite, le texte est donné à la lettre, a la virgule près, sans une erreur et sans bavure, dans un rythme d'une cadence époustouflante, enchantée et délirante savamment accompagné par le trio musical. Ce que je qualifierai de "parlant-chanté" enchanté est merveille enchanteresse.
    J'ai écouté plusieurs fois, tant j'aime ce poème, les interprétations qui se suivent les unes et les autres, sur youtube : de Gérard Philipppe a Philippes Léotard en passant par Fanny Ardant ou Lèo Ferré, ou encore celle de Laurent Terzieff, qui m’apparaît être la meilleure.
    J'espère bien, un jour, vous voir en live...
    Bravo et encore merci.
    JPS

  • @StephanePlas
    @StephanePlas Год назад +1

    Incroyable alliance de talents: la façon de déclamer, l'accompagnement musical, et la caméra, le tout porté par ce grand poème. Je ne me lasse jamais de voir, écouter. Le guitariste a eu une fin tragique .. on ne se frotte pas au génie sans danger je suppose..

  • @antoinebouchez7248
    @antoinebouchez7248 Год назад +1

    C’est magnifique de simplicité et d’émotion, merci

  • @hacha5940
    @hacha5940 6 месяцев назад

    Le poème est depuis toujours ce qu il est, sublime...!
    La manière dont c'est livré ici relève du chef d'oeuvre...

  • @domenicodomdom6251
    @domenicodomdom6251 5 лет назад +3

    Un fabuleux voyage … Merci les Indolents .

    • @PG-mc1ts
      @PG-mc1ts 2 года назад

      Mmpppppmmmmmpppmm

  • @korn764
    @korn764 3 года назад +2

    Vraiment incroyable comme résultat.

  • @jacquesfretay8529
    @jacquesfretay8529 2 года назад +3

    la meilleure interprétation de ce poème que j'aime tant. Précision de la récitante, intensité, émotion, Rimbaud est là, vraiment là. J'aime !!!!

  • @jocelynehelou2664
    @jocelynehelou2664 11 месяцев назад

    Sublime ! Original ! Merci !!😘⛵⚓🌊🌬🎶📚🔥

  • @hearth2008
    @hearth2008 5 лет назад +2

    Un seul mot me vient a l'esprit > Superbe !!!

  • @marcelpatoulatchi5443
    @marcelpatoulatchi5443 3 года назад +1

    Je suis fan 😍 Excellent. Bravo. Merci !

  • @tohuwabohu195
    @tohuwabohu195 Год назад +1

    Maravilloso

  • @blaiserosnay2648
    @blaiserosnay2648 2 года назад +2

    Super !

  • @jean-francoisditsch4248
    @jean-francoisditsch4248 2 года назад +1

    Super création !!!

  • @jjbnair
    @jjbnair 5 лет назад +4

    excellent ! et je sais qu'il ne faut pas comparer, mais cette interprétation est bien l'une des meilleures si ce n'est la meilleure

  • @advvlad
    @advvlad 6 лет назад +2

    çà déchire !

  • @PascaleBoulineau
    @PascaleBoulineau 10 месяцев назад

    Excellent à tous points de vue

  • @regcaroussel478
    @regcaroussel478 3 года назад +1

    Le son et le jeu de la guitare est très inspirant

  • @michelebeartGIBBONGASCON
    @michelebeartGIBBONGASCON Год назад

    MERCI

  • @nicolasmolnar6294
    @nicolasmolnar6294 3 года назад

    finalement j 'aime bien

  • @bastienpellet9374
    @bastienpellet9374 10 месяцев назад

    inspirés par Noir Désir ? Nonobstant : bien inspirés tout court.

  • @simongiz
    @simongiz 9 месяцев назад

    Que pensez-vous de ma version rap? 🙂
    ruclips.net/video/NGBtIxfEk-w/видео.html

  • @jf8721
    @jf8721 3 года назад

    Comme je descendais des Fleuves impassibles,
    Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
    Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
    Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
    J'étais insoucieux de tous les équipages,
    Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
    Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
    Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.
    Dans les clapotements furieux des marées,
    Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
    Je courus ! Et les Péninsules démarrées
    N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.
    La tempête a béni mes éveils maritimes.
    Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
    Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
    Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !
    Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
    L'eau verte pénétra ma coque de sapin
    Et des taches de vins bleus et des vomissures
    Me lava, dispersant gouvernail et grappin.
    Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
    De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
    Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
    Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;
    Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
    Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
    Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
    Fermentent les rousseurs amères de l'amour !
    Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
    Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
    L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
    Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !
    J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
    Illuminant de longs figements violets,
    Pareils à des acteurs de drames très antiques
    Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !
    J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
    Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
    La circulation des sèves inouïes,
    Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !
    J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
    Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
    Sans songer que les pieds lumineux des Maries
    Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !
    J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
    Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
    D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
    Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !
    J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
    Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
    Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
    Et les lointains vers les gouffres cataractant !
    Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
    Échouages hideux au fond des golfes bruns
    Où les serpents géants dévorés des punaises
    Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !
    J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
    Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
    - Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
    Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.
    Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
    La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
    Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
    Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...
    Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
    Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
    Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
    Des noyés descendaient dormir, à reculons !
    Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
    Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
    Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
    N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;
    Libre, fumant, monté de brumes violettes,
    Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
    Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
    Des lichens de soleil et des morves d'azur ;
    Qui courais, taché de lunules électriques,
    Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
    Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
    Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;
    Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
    Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
    Fileur éternel des immobilités bleues,
    Je regrette l'Europe aux anciens parapets !
    J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
    Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
    - Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
    Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?
    Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
    Toute lune est atroce et tout soleil amer :
    L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
    Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !
    Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
    Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
    Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
    Un bateau frêle comme un papillon de mai.
    Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
    Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
    Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
    Ni nager sous les yeux horribles des pontons.
    Extrait de:
    Poésies (1870-1871)
    Arthur Rimbaud

  • @Singareev
    @Singareev 7 лет назад +1

    роковой бабец!!!

    • @abioupopoline7406
      @abioupopoline7406 3 года назад

      Стихотворение ему так идет !!!

  • @lionelmazari1990
    @lionelmazari1990 Год назад

    Superbe votre interprétation.
    En partage
    ruclips.net/video/1Y30E3qOMPQ/видео.html

  • @nicolasmolnar6294
    @nicolasmolnar6294 5 лет назад

    c plus léger Rimbaud, même ce poème, ton trop dramatique parfois

    • @vermeil6609
      @vermeil6609 4 года назад

      Pas forcément. Ce poème là est particulièrement mélancolique. C'est l'histoire d'une dérive qui s'achève, le ton doit être dramatique. Le texte de Rimbaud est empli de regrets et de nostalgie. Le ton est parfaitement adéquat selon moi.

    • @nicolasmolnar6294
      @nicolasmolnar6294 4 года назад +1

      oui mais c de a à z la même tonalité, remarquez à le récouter ça me plaît maintenant. Je l'aurais pas dit comme ça, enfin sans musique, sans musique vocale, j'y aurais trouvé plus de nuances, dans les contours, les couleurs de la composition.

    • @nicolasmolnar6294
      @nicolasmolnar6294 4 года назад

      insister sans doute sur le vertige du mystère de la dérive justement, avec un accent de hiatus mélancolique dans la 3ème partie.

    • @PascaleBoulineau
      @PascaleBoulineau 10 месяцев назад

      C est émouvant sans pathos et sans affectation